
Célébrons le génie de David Lynch : 7. Twin Peaks : Fire Walk With Me (1992)
Pensé par son auteur comme « une tarte aux fraises enrobée de fil barbelé », Fire Walk With Me tiendra longtemps lieu d’épitaphe ambivalente à l’univers de Twin Peaks.
Pensé par son auteur comme « une tarte aux fraises enrobée de fil barbelé », Fire Walk With Me tiendra longtemps lieu d’épitaphe ambivalente à l’univers de Twin Peaks.
L’incursion dans le format télé de David Lynch aura été comme pour le cinéma : marquante et définitivement culte. Mais de quelle manière Twin Peaks est-elle devenue l’une des séries TV fondamentales de l’histoire du petit écran ?
Marqué par l’expérience Dune, Lynch souhaite renouer en partie avec l’esprit de Eraserhead. Ce sera Blue Velvet, premier chef d’œuvre, film posant les bases des réussites à venir et date du cinéma des années 1980.
En réalisant (avant de la renier) la première adaptation du monolithe de Frank Herbert, David Lynch effectue une douloureuse incursion dans la machine hollywoodienne. En 1984, Dune est un film malade qui ne convient à personne, constituant un point noir de la filmographie de son auteur.
S’inspirant, et maladroitement, du nouveau modèle de thriller horrifique social inventé par Jordan Peel, Zoë Kravitz nous offre avec Blink Twice une version (faussement) féministe de Get Out. On a le droit de trouver ça divertissant, ou au contraire pénible : quelque part, les deux opinions sont recevables.
Ce sera un work in progress, un long. Ce sera une critique dans le temps, une critique qui s’écrira au fur et à mesure de la diffusion des nouveaux épisodes de Twin Peaks pour rendre compte de ses éclats (ou ses revers), de son évolution et de son rapport à sa propre légende.